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Les États‑Unis ont attaqué le Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 dans le cadre d’une opération présentée officiellement comme un coup porté à un « narco‑État » et à un régime frauduleux, mais les raisons réelles sont beaucoup plus larges et contestées. L’opération a aussi une forte dimension de changement de régime et de contrôle des ressources pétrolières, ce qui alimente de vifs débats politiques et juridiques dans le monde.

Ce qui s’est passé

  • Dans la nuit, des frappes aériennes américaines ont visé plusieurs installations militaires autour de Caracas et dans le nord du pays, sous le nom d’« Operation Absolute Resolve ».
  • Donald Trump a ensuite annoncé la « capture » de Nicolás Maduro et de son épouse, expliquant que l’armée américaine avait mené une opération éclair pour les arrêter.

Raisons avancées par Washington

Les autorités américaines ont mis en avant plusieurs justifications officielles.

  • Accusation de « narco‑État » : Trump affirme que Maduro facilite le trafic de drogue vers les États‑Unis et qu’il est lié au gang transnational « Tren de Aragua », qualifié d’organisation terroriste par Washington.
  • Lutte contre le crime organisé : l’opération est intégrée à une campagne plus large (« Operation Southern Spear ») censée viser des réseaux criminels et des trafiquants opérant depuis ou via le Venezuela.
  • Illégitimité politique : Washington accuse Maduro de fraude lors de la présidentielle vénézuélienne de 2024 et le présente comme un dirigeant illégitime et fugitif recherché par la justice américaine.

Des responsables américains disent aussi vouloir garantir une « transition sûre » et affirment que les États‑Unis administreront le pays jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit en place.

Ce que disent les critiques

Beaucoup d’analystes, d’ONG et de gouvernements étrangers contestent ces justifications et avancent d’autres motifs probables.

  • Faible base factuelle : des services de renseignement américains indiquent qu’il n’existe pas de preuves solides liant Maduro au gang Tren de Aragua et que le Venezuela n’est pas une source majeure de drogue vers les États‑Unis.
  • Changement de régime : la combinaison de sanctions, de déploiements militaires, d’interceptions de pétroliers et enfin de frappes ressemble à une stratégie progressive de renversement du gouvernement, plutôt qu’à une simple opération antidrogue.
  • Intérêt pour le pétrole : Trump a déclaré que les États‑Unis et leurs entreprises « saisiront » le pétrole vénézuélien et le vendront à d’autres pays, ce qui renforce l’idée que les ressources énergétiques sont un enjeu central.

Plusieurs juristes et observateurs se demandent s’il existe une base légale claire pour ces frappes au regard du droit international, ce qui alimente les accusations « d’agression impérialiste » formulées par Caracas.

Contexte avant l’attaque

L’attaque ne sort pas de nulle part : elle arrive après des mois de montée des tensions.

  • Renforcement militaire : en 2025, les États‑Unis ont déployé le porte‑avions USS Gerald R. Ford et un important dispositif naval dans la Caraïbe, officiellement pour lutter contre le narcotrafic, mais en se plaçant à distance de frappe du Venezuela.
  • Pression économique : Washington a saisi des navires transportant du pétrole vénézuélien et imposé de nouvelles sanctions à des sociétés accusées de contourner les mesures existantes, équivalant de fait à un quasi‑blocus pétrolier.
  • Ultimatums politiques : Trump a multiplié les menaces publiques et, selon des médias, aurait donné un ultimatum à Maduro lors d’un appel fin novembre 2025 pour qu’il quitte le pouvoir.

Des opérations clandestines menées par la CIA à l’intérieur du pays auraient également commencé fin 2025, ce qui montre une préparation militaire et politique bien en amont des frappes.

Comment le Venezuela et la région réagissent

Le gouvernement de Maduro dénonce une agression étrangère visant à s’emparer du pays et de ses richesses naturelles.

  • Caracas a déclaré l’état d’urgence national, demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU et qualifie les frappes d’attaque illégale à but de changement de régime.
  • Des pays de la région craignent un précédent dangereux, un afflux de réfugiés et une déstabilisation plus large de l’Amérique latine, déjà marquée par des crises politiques et migratoires.

En résumé, si le discours officiel parle de lutte contre la drogue, le terrorisme et un régime jugé illégitime, de nombreux observateurs estiment que les vraies raisons combinent objectifs géopolitiques, contrôle du pétrole et démonstration de force, dans un contexte intérieur américain très polarisé.

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