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c'est quoi l'écriture inclusive

L’écriture inclusive, c’est une manière d’écrire le français qui cherche à représenter tous les genres (féminin, masculin, parfois non binaires) de façon plus égalitaire dans les textes. Elle regroupe plusieurs techniques d’écriture, et pas seulement le fameux « point médian ».

Définition simple

  • L’écriture inclusive est un « ensemble de pratiques de rédaction » qui vise à réduire les inégalités entre le masculin et le féminin dans la langue.
  • Elle veut éviter que le masculin soit la forme « par défaut » qui invisibilise le féminin, par exemple dans des phrases comme « les étudiants » pour parler d’un groupe mixte.
  • On parle aussi de langage inclusif , avec l’idée de respecter la diversité des identités de genre et d’éviter les formulations jugées discriminantes.

Les principaux procédés

On ne se limite pas au point médian ; plusieurs outils coexistent.

  • Mots épicènes : utiliser des mots neutres comme « le personnel », « les élèves », « l’équipe » au lieu de formes genrées comme « les professeurs » si cela sous-entend surtout des hommes.
  • Doublets : écrire les deux genres, par exemple « les étudiants et les étudiantes », ou abrégé « les étudiant·e·s ».
  • Féminisation des métiers : dire « une autrice », « une cheffe », « une professeure » au lieu de n’utiliser que la forme masculine.
  • Accord de proximité : accorder l’adjectif avec le nom le plus proche, par exemple « les garçons et les filles sont prêtes » (accord avec « filles ») au lieu de « prêts ».
  • Reformulation : changer entièrement la phrase pour éviter de genrer, par exemple « les membres du corps enseignant » plutôt que « les enseignants ».

Pourquoi ça fait débat

Le sujet est très présent dans l’actualité culturelle, médiatique et politique en France depuis plusieurs années.

  • Les partisans estiment que l’écriture inclusive est un outil pour rendre les femmes et les minorités de genre plus visibles, et pour faire évoluer les mentalités via la langue.
  • Les opposants critiquent sa complexité de lecture, les difficultés d’apprentissage (notamment pour les enfants ou les personnes dyslexiques) et son aspect militant, qu’ils jugent parfois excessif.
  • Certaines institutions (comme des gouvernements ou des administrations) publient des guides de rédaction inclusive tout en posant parfois des limites, par exemple sur l’usage systématique du point médian dans les textes officiels.

Dans la vie de tous les jours

L’écriture inclusive se voit surtout :

  • Dans la communication d’entreprises, d’associations, de médias ou d’universités qui veulent afficher une image plus égalitaire.
  • Dans les réseaux sociaux, les blogs ou les forums, où des formes comme « les ami·e·s », « les auteur·rice·s » sont assez fréquentes dans certains milieux militants ou jeunes publics.
  • Dans certains supports pédagogiques et guides de rédaction, qui proposent des listes de mots épicènes et de tournures alternatives simples à utiliser au quotidien.

En résumé

  • L’écriture inclusive n’est pas une « nouvelle langue », mais un ensemble de techniques pour rendre l’écriture française plus égalitaire entre les genres.
  • Elle passe par des mots neutres, des doublets, la féminisation des titres, des accords différents, et parfois le point médian.
  • C’est un sujet encore très débattu, au croisement de la linguistique, du féminisme, de l’école et de la politique.

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