collectif nemesis c'est quoi
Le Collectif Némésis est un groupe d’ultra‑droite identitaire fondé en 2019 en France, qui se présente comme un collectif « féministe » mais est très largement décrit par les médias et la recherche comme xénophobe, raciste et anti‑immigration. Il est composé de jeunes femmes (18‑30 ans en général), actif surtout en France, mais aussi en Suisse romande et en Belgique.
C’est quoi, en clair ?
- Un collectif de militantes se revendiquant de la défense des femmes « occidentales » ou « européennes ».
- Idéologie : extrême droite identitaire, anti‑immigration, anti‑islam, très critique de la transidentité.
- Fondatrice et figure principale : « Alice Cordier » (pseudonyme), passée par le mouvement royaliste d’Action française.
- Nom : référence à Némésis, déesse grecque de la vengeance.
Leur discours lie fortement insécurité, agressions sexuelles et immigration, en ciblant particulièrement les hommes musulmans ou perçus comme non‑européens.
Ce qu’elles disent d’elles‑mêmes
Sur leur site et leurs réseaux, elles se présentent comme :
- « Association de protection des femmes », « lanceuses d’alerte ».
- Collectif qui veut « reprendre le combat pour la femme occidentale » et dénoncer les violences sexistes, agressions de rue, etc., en mettant en avant des faits divers où les auteurs sont des migrants ou étrangers.
Elles insistent sur le fait qu’elles sont des femmes et « féministes », mais dans une version conservatrice (catholique, nataliste, critique de la contraception moderne, etc.).
Ce que disent les médias, féministes et chercheurs
De très nombreux observateurs et collectifs féministes les qualifient :
- De groupe d’extrême droite identitaire ou « néo‑droite ».
- De xénophobe, islamophobe et raciste, qui instrumentalise les violences faites aux femmes pour défendre une ligne anti‑immigration.
- De « féministes autoproclamées » qui parlent peu de droits des femmes au sens large (travail, salaires, droits reproductifs, etc.) et focalisent presque exclusivement sur « l’ennemi étranger ».
Plusieurs articles soulignent aussi leur proximité ou leurs liens avec d’autres groupes d’extrême droite (La Cocarde étudiante, Action française, Génération identitaire, Zouaves Paris, etc.).
Actions et buzz récents
- Actions « coup de poing » dans des manifestations féministes (8 mars, marches contre les violences sexistes), souvent pour brandir des pancartes accusant l’immigration et l’islam d’être la principale source de violences faites aux femmes.
- Présence très active sur X (Twitter), où elles postent vidéos, extraits de faits divers et slogans du type « remigration » et « sauver les femmes ».
- Plusieurs polémiques médiatiques (ex : diffusion ou relais de fausses informations sur des attentats et violences, ce qui a été dénoncé publiquement).
Un exemple typique d’action : se rendre à une manif contre l’extrême droite avec une banderole sur les violences sexuelles commises par des migrants, pour provoquer un clash et générer des images virales.
Pourquoi c’est un sujet sensible
Le Collectif Némésis touche à plusieurs thèmes explosifs en France et en Europe actuellement : violences faites aux femmes, immigration, islam, extrême droite.
Les critiques principales contre le collectif sont :
- Il réduit la question des violences sexistes à un problème d’immigration, ce qui occulte le fait que ces violences existent dans tous les milieux sociaux et ethniques.
- Il utilise un vocabulaire et des analyses typiques de l’extrême droite, y compris le thème de la « remigration ».
- Il exclut les femmes trans de son féminisme, avec un discours qualifié de transphobe par d’autres mouvements féministes.
TL;DR : Collectif Némésis, c’est un petit collectif de jeunes femmes se disant « féministes » mais ancré dans l’ultra‑droite identitaire, très focalisé sur lier violences faites aux femmes et immigration, et très largement critiqué (ou rejeté) par les mouvements féministes et une grande partie des médias.
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