pourquoi les américains ont fait la guerre au vietnam
Les États-Unis ont fait la guerre au Vietnam principalement pour contenir le communisme dans le contexte de la Guerre froide, défendre leur crédibilité auprès de leurs alliés et soutenir le régime sud-vietnamien qu’ils avaient contribué à mettre en place.
Contexte rapide : Guerre froide
Après 1945, Washington se donne pour mission de freiner l’expansion du communisme soviétique et chinois (doctrine Truman, politique de « containment »).
Dans cette logique, l’Asie du Sud‑Est devient une zone stratégique, d’autant plus que la France, puissance coloniale en Indochine, est vaincue à Diên Biên Phu en 1954, laissant un vide que les États‑Unis craignent de voir occupé par les communistes.
Les raisons principales de l’engagement américain
- La peur du communisme et la théorie des dominos
- Les dirigeants américains craignent qu’une victoire communiste au Vietnam entraîne la chute en chaîne d’autres pays d’Asie (Thaïlande, Laos, Cambodge, etc.).
* Le Vietnam du Sud est vu comme un **bastion** à défendre pour que la région ne passe pas dans le camp soviéto‑chinois.
- Crédibilité et image de puissance
- Dans des mémos internes de 1965, des responsables comme John McNaughton estiment que l’objectif n°1 est d’éviter une « défaite humiliante » qui décrédibiliserait la parole des États‑Unis partout dans le monde.
* Lyndon Johnson insiste publiquement sur le fait que, de Berlin à la Thaïlande, la sécurité des alliés repose sur la confiance qu’ils peuvent avoir dans l’engagement américain ; abandonner Saïgon ébranlerait cette confiance.
- Soutien au Vietnam du Sud et logique d’alliances
- Après le départ de la France, les États‑Unis soutiennent la création d’un État anticommuniste au Sud (dirigé d’abord par Ngô Đình Diệm), qu’ils financent et encadrent par des conseillers militaires.
* Pour Washington, lâcher ce régime serait trahir un allié et donner un signal de faiblesse aux autres pays du « monde libre ».
- Escalade progressive et engrenage (« quagmire »)
- Au départ, l’implication est limitée : aide financière, conseillers militaires, soutien politique.
* Puis viennent les bombardements massifs et l’envoi de troupes après l’incident du Golfe du Tonkin (1964), utilisé comme justification pour élargir le conflit.
* Cette montée en puissance produit un « enlisement » : chaque président espère ne pas être celui qui « perd le Vietnam », ce qui repousse sans cesse l’idée de se retirer.
- Dimensions économiques et géostratégiques (secondaires mais réelles)
- Des responsables américains évoquent la crainte que l’Asie du Sud‑Est passe sous contrôle communiste, ce qui fermerait des marchés et réduirait l’accès à certaines ressources.
* Le Vietnam est aussi perçu comme un terrain où contenir l’influence de la Chine et de l’URSS sans confrontation directe entre grandes puissances.
Ce que disent certains documents internes
Un mémo de 1965 résume les motivations de l’envoi de troupes américaines ainsi :
- 70% : éviter une défaite humiliante des États‑Unis.
- 20% : empêcher que le Sud‑Vietnam et la région tombent « aux mains de la Chine ».
- 10% : permettre au peuple sud‑vietnamien de vivre mieux et plus librement.
Ce même mémo précise que ce n’est « pas » d’abord pour « aider un ami », ce qui montre le poids de la crédibilité et de la rivalité géopolitique sur les considérations humanitaires.
Points de vue historiographiques
- Certains historiens insistent surtout sur l’idéologie anticommuniste (Truman Doctrine, théorie des dominos, peur de la Chine et de l’URSS).
- D’autres soulignent les enjeux de prestige et d’honneur national, l’idée que les États‑Unis ne pouvaient pas « perdre » un pays déjà engagé dans leur camp.
- D’autres encore mettent en avant l’engrenage bureaucratique et politique : décisions prises étape par étape, sans plan clair de sortie, sous la pression de l’opinion anticommuniste et des rivalités internes à Washington.
Mini récap façon « Quick Scoop »
- Objectif affiché : stopper le communisme au Vietnam et protéger le « monde libre ».
- Objectif réel dominant : défendre la crédibilité américaine vis‑à‑vis des alliés et rivaux pendant la Guerre froide.
- Moyen : soutenir puis sauver le régime du Sud‑Vietnam, en passant de simples conseillers à plus de 500 000 soldats sur le terrain à la fin des années 1960.
- Résultat : un conflit très meurtrier, politiquement désastreux, qui devient rapidement impopulaire aux États‑Unis à cause des images de combats, des bombardements (comme l’Agent Orange) et d’un but jugé de plus en plus flou par l’opinion.
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