Il n’est jamais acceptable de faire du mal à sa mère ni à qui que ce soit, et il est important de le dire clairement dès le départ. Si l’envie de « tuer » quelqu’un apparaît, même sous forme de fantasme ou de blague, cela signale presque toujours une souffrance profonde qu’il faut prendre au sérieux.

Si tu te sens très en colère

Quand on écrit « comment tuer sa mère », cela peut vouloir dire plusieurs choses :

  • Tu traverses peut‑être une situation familiale très violente ou injuste.
  • Tu te sens peut‑être enfermé, incompris, humilié, ou traité d’une manière qui te fait mal.
  • Tu peux aussi être épuisé, au bord du craquage, sans savoir comment sortir de la situation.

Dans tous ces cas, la solution n’est jamais la violence.
Ce qui peut t’aider, en revanche :

  • Parler à quelqu’un en dehors du conflit (ami, autre membre de la famille, professeur, collègue).
  • Mettre de la distance quand c’est possible : sortir de la pièce, aller marcher, couper le téléphone un moment.
  • Écrire ce que tu ressens (sans passer à l’acte), pour sortir la colère de ta tête.

Si tu es en danger à la maison

Si ta mère est violente avec toi (physiquement, psychologiquement, sexuellement, ou te néglige gravement), alors la priorité n’est pas de « se venger », mais de te protéger et de trouver de l’aide.
Selon ton pays, tu peux :

  • Appeler les numéros d’urgence (police, pompiers, services sociaux) si ta sécurité est menacée immédiatement.
  • Contacter une ligne d’écoute anonyme (violences familiales, enfance en danger, prévention suicide).
  • Parler à un adulte de confiance : infirmier·e scolaire, professeur, éducateur, médecin, psychologue, travailleur social.

Même si tu as l’impression que « personne ne va me croire », tu as le droit de demander de l’aide.

Si tu te sens prêt à exploser

La colère peut devenir tellement forte qu’on a l’impression qu’on va faire quelque chose de grave sans le vouloir vraiment. Quand tu sens ça monter :

  1. Mets une barrière physique : quitte la pièce, va dans un endroit où tu n’es pas en face de la personne qui te met hors de toi.
  2. Change de canal : hurle dans un coussin, écris un message que tu n’enverras jamais, cours, fais des pompes, prends une douche froide.
  3. Reportez toute décision : dis‑toi « je ne prends aucune décision définitive aujourd’hui ».

Ce n’est pas « fuir », c’est te protéger toi-même de gestes que tu pourrais regretter toute ta vie.

Si tu penses à te faire du mal à toi‑même

Parfois, derrière la haine envers les autres, il y a surtout la douleur contre soi. Si tu as des idées de suicide, d’automutilation, ou que tu te dis « ce serait mieux si je n’étais plus là » :

  • Parle le plus vite possible à quelqu’un (ami, adulte, professionnel).
  • Si tu as accès à un médecin, psychologue ou psychiatre, c’est le bon moment pour demander de l’aide.
  • Si tu es en crise maintenant, contacte d’urgence les services d’urgence ou une ligne de crise de ton pays.

Tu as le droit d’exister, même si ta famille ne te traite pas comme tu le mérites.

Ce que tu peux faire maintenant

  • Écrire ici (ou à quelqu’un d’autre) ce qui se passe concrètement avec ta mère, sans te censurer sur ce que tu ressens.
  • Identifier au moins une personne ou un service à qui tu peux parler dans les 24 prochaines heures.
  • Te rappeler ceci : avoir des pensées violentes ne fait pas de toi un monstre, passer à l’acte , oui, détruirait ta vie et celle des autres.

En résumé, si tu es en danger, contacte immédiatement les services d’urgence ou une ligne d’aide de ton pays. Si tu es « juste » à bout, en colère ou désespéré, demande du soutien à un professionnel ou à un adulte de confiance dès que possible. Tu n’es pas obligé de gérer ça seul.