La Russie, en tant qu’État, est aujourd’hui exclue des Jeux olympiques, mais certains sportifs russes peuvent encore participer sous bannière neutre, selon des conditions très strictes.

En deux mots

  • La Russie ne peut pas envoyer d’équipe officielle ni utiliser son drapeau ou son hymne aux JO, à cause de sanctions liées à la guerre en Ukraine et à des violations de la Charte olympique.
  • Une poignée d’athlètes russes « individuels » peuvent encore concourir, mais sous statut neutre (AIN, pour « Athlète Indépendant Neutre »), sans symbole national.

Les raisons principales

1. La guerre en Ukraine

  • Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, le CIO a recommandé de bannir les athlètes russes (et biélorusses) des compétitions internationales, invoquant la protection de l’intégrité des compétitions et la sécurité des participants.
  • En mai 2025, le CIO a confirmé que la Russie ne pourrait pas participer aux Jeux comme délégation nationale pour les JO de Paris 2024 puis pour les JO d’hiver 2026 (Milan-Cortina).

2. Violation de la Charte olympique par le comité russe

  • En octobre 2023, le Comité olympique russe (ROC) a été suspendu par le CIO, car il a intégré des organisations sportives de régions ukrainiennes occupées (Donetsk, Louhansk, Kherson, Zaporijjia) dans sa structure.
  • Le CIO a considéré que cela violait l’intégrité territoriale du Comité olympique d’Ukraine, donc la Charte olympique, ce qui a entraîné une suspension « indéfinie » du ROC comme membre du mouvement olympique.

3. L’héritage du dopage d’État

  • Avant même la guerre, la Russie était déjà sanctionnée pour un système de dopage organisé à l’échelle de l’État, révélé dans les années 2010.
  • À cause de ces sanctions, les athlètes russes avaient déjà dû concourir sous l’étiquette « ROC » (Russian Olympic Committee) ou « Athlètes olympiques de Russie », sans drapeau ni hymne, aux Jeux précédents.
  • Aujourd’hui, ces anciennes sanctions pour dopage s’ajoutent aux sanctions liées à la guerre, ce qui renforce encore les restrictions.

Comment les Russes peuvent encore être présents

Statut « AIN » (Athlètes Individuels Neutres)

  • Pour les JO d’hiver 2026, 13 athlètes russes ont été autorisés à participer sous statut AIN, sans drapeau, hymne ni uniforme national.
  • Ils ne représentent officiellement aucun pays : pas de « Russie » au tableau des médailles, pas de délégation, pas de cérémonie officielle sous leurs couleurs.
  • Les sports collectifs (comme le hockey sur glace masculin, normalement très fort en Russie) sont totalement interdits aux Russes, même sous statut neutre.

Ce qui est interdit à la Russie

  • Pas de comité olympique russe reconnu pendant la suspension.
  • Pas de financement ni de droits habituels accordés à un comité national olympique.
  • Interdiction de toute équipe nationale, et interdiction de symboles d’État (drapeau, hymne, emblème) dans les sites olympiques.

Débats et perceptions

Un sujet très politique

  • En France et en Europe, certains responsables politiques et acteurs du sport estiment qu’il ne faut pas confondre les sportifs et le pouvoir politique, et donc éviter de « punir » les athlètes individuels.
  • D’autres considèrent au contraire que la participation de Russes, même neutres, sert malgré tout la propagande d’un État en guerre, et demandent un bannissement total.

Comparaisons avec d’autres pays

  • Dans des discussions de forums et de médias, beaucoup comparent la situation de la Russie à celle d’autres États impliqués dans des conflits (États-Unis dans le passé, Israël aujourd’hui, etc.), et dénoncent ce qu’ils voient comme une application à géométrie variable des « valeurs olympiques ».
  • Le CIO répond que la situation russe est liée à la combinaison d’une guerre d’agression ouverte contre un État souverain et de la tentative d’annexer des structures sportives de territoires occupés, ce qui crée un cas jugé particulièrement grave.

Petit récapitulatif

  • La Russie en tant que pays est bannie des JO (pas de drapeau, pas de délégation officielle) à cause :
    • de l’invasion de l’Ukraine et des sanctions qui en découlent ;
* de la violation de la Charte olympique via l’intégration de structures sportives de territoires ukrainiens occupés ;
* de l’héritage d’un vaste système de dopage d’État.
  • Quelques sportifs russes restent présents, mais seulement comme athlètes neutres individuels, sous conditions très strictes.

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