Les stades de la CAN sont souvent (et encore en 2025 au Maroc) partiellement vides pour un ensemble de raisons qui se cumulent : prix, organisation, horaires, météo, et réalité sociale.

Facteurs principaux

  • Prix des billets et marchĂ© noir
    Dans plusieurs villes hÎtes, les billets « officiels » sont jugés chers par rapport au niveau de vie moyen, ce qui limite le public local.

À cela s’ajoute la revente illĂ©gale : des billets achetĂ©s en ligne ou en prĂ©vente se retrouvent au marchĂ© noir Ă  des tarifs multipliĂ©s par cinq ou dix, ce qui rend le stade inaccessible pour beaucoup de supporters.

  • Stades “sold out” mais siĂšges vides
    De nombreux matchs sont annoncĂ©s Ă  guichets fermĂ©s alors qu’on voit clairement des gradins vides, ce qui s’explique par :

    • des billets bloquĂ©s par des intermĂ©diaires (agences, revendeurs, sponsors) qui ne sont jamais utilisĂ©s ;
* un systÚme de billetterie numérique/centralisé qui fonctionne mal pour le public local (paiement en ligne, QR codes, etc.), donc une partie des billets ne se convertit jamais en présence réelle.

Problùmes d’organisation

  • AccĂšs, transport et sĂ©curitĂ©
    Les stades sont parfois éloignés des centres urbains, avec peu de transports publics, ce qui décourage les supporters qui doivent payer trajet + billet + nourriture.

Les files d’attente, contrîles multiples et embouteillages font que beaucoup de gens arrivent en retard, voire renoncent à entrer.

  • Horaires des matchs
    De nombreux matchs de poules se jouent en pleine journée (lundi 15h, 17h, etc.), quand les gens travaillent ou sont en cours.

Les neutral fans (supporters neutres) ne vont pas forcément poser un jour de congé pour voir deux équipes qui ne sont pas leurs pays, ce qui réduit fortement la fréquentation hors match du pays hÎte.

Contexte économique et social

  • Pouvoir d’achat limitĂ©
    Sur beaucoup de territoires, aller au stade pour un match international reste un luxe : entre transport, nourriture, maillot, et billet, la facture totale est trop lourde pour nombre de familles.

L’idĂ©e que « les Africains aiment le football donc les stades seront pleins » oublie simplement la contrainte Ă©conomique trĂšs forte.

  • PrioritĂ© au pays hĂŽte et aux voisins
    Historiquement, les stades ne se remplissent vraiment que pour :

    • le pays organisateur ;
    • les grandes nations trĂšs populaires ;
    • les pays voisins avec fortes diasporas locales.

Pour un Niger – GuinĂ©e Équatoriale jouĂ© loin de ces communautĂ©s, il est logique de voir des tribunes clairsemĂ©es.

Cas spécifique CAN 2025 au Maroc

  • Portes ouvertes en cours de match
    Face aux images de tribunes clairsemées, les organisateurs ont parfois ouvert les stades gratuitement aprÚs le début des matchs (20 minutes de jeu environ) pour remplir visuellement les tribunes.

Des matchs comme Cameroun – Gabon Ă  Agadir ou RDC – BĂ©nin Ă  Rabat ont vu l’affluence officialisĂ©e augmenter fortement aprĂšs l’entrĂ©e massive de supporters sans billet.

  • PolĂ©miques sur la billetterie
    Des mĂ©dias et des supporters marocains dĂ©noncent des stades annoncĂ©s « complets » alors que de nombreux siĂšges restent vides, et pointent du doigt la spĂ©culation, la mauvaise distribution et le manque de transparence sur les chiffres d’affluence.

Cette situation alimente un sentiment de frustration chez les fans locaux, qui estiment qu’ils auraient pu remplir les stades si l’accĂšs avait Ă©tĂ© plus simple et plus abordable.

En rĂ©sumĂ© , les stades de la CAN ne sont pas vides par manque d’amour du football, mais Ă  cause d’un mĂ©lange de billets chers ou mal distribuĂ©s, de marchĂ© noir, d’horaires peu adaptĂ©s, de contraintes de transport et d’un contexte Ă©conomique difficile, avec en plus des problĂšmes spĂ©cifiques de billetterie et d’optique lors de l’édition 2025 au Maroc.

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