Le vendredi 13 est considéré comme un jour de malheur surtout à cause d’un mélange de traditions religieuses, de peurs anciennes autour du nombre 13 et de légendes populaires qui se sont renforcées avec le temps.

1. D’où vient la peur du nombre 13 ?

  • Dans de nombreuses cultures occidentales, le 13 est vu comme un nombre « déséquilibré » après le 12, qui symbolise la complétude (12 mois, 12 signes du zodiaque, 12 apôtres, etc.).
  • Des traditions anciennes, comme chez les Romains, associaient déjà le 13 à de mauvais présages, à la mort ou au chaos.
  • Cette peur du 13 a même un nom : la triskaïdékaphobie , la phobie du nombre 13.

Petit exemple moderne : certains immeubles n’ont pas d’étage 13, certains hôtels évitent la chambre 13, ce qui montre à quel point cette peur s’est installée dans le quotidien.

2. Pourquoi le vendredi est-il vu comme « maudit » ?

  • Dans la tradition chrétienne, le vendredi est associé à la crucifixion du Christ (Vendredi saint), donc à la souffrance, la mort et le sacrifice.
  • Des récits religieux mentionnent aussi d’autres événements malheureux qui seraient arrivés un vendredi, comme la tentation d’Adam et Ève ou le meurtre d’Abel par Caïn, même si cela relève surtout de la tradition et non de faits historiques vérifiables.
  • Au Moyen Âge, le vendredi était parfois considéré comme un mauvais jour pour commencer un voyage, se marier ou lancer une affaire, par superstition.

Bref, même sans le 13, le vendredi portait déjà une réputation un peu sombre dans une partie de la culture chrétienne.

3. Quand les deux se combinent : vendredi 13

Ce qui fait peur à beaucoup de gens, c’est la combinaison d’un « mauvais nombre » avec un « mauvais jour » :

  • Le 13 est perçu comme porteur de malchance.
  • Le vendredi est chargé de connotations négatives religieuses.
  • Quand le 13 tombe un vendredi, certains parlent de « malchance au carré », comme si deux signes néfastes se superposaient.

Des événements historiques ont renforcé cette image, comme l’arrestation massive des Templiers par le roi de France Philippe le Bel, un vendredi 13 octobre 1307, souvent citée comme un exemple emblématique (même si le lien direct avec la superstition moderne reste discuté).

4. Ce que disent la science et la psychologie

Les études psychologiques montrent plutôt que :

  • Les gens ont tendance à retenir les mauvaises choses qui arrivent un vendredi 13 et à oublier toutes les fois où il ne s’est rien passé.
  • La peur elle-même peut influencer notre comportement : si on est stressé, on conduit moins bien, on prend de moins bonnes décisions, ce qui peut créer… les incidents qu’on redoutait.
  • Globalement, il n’y a pas de preuve solide que le vendredi 13 soit statistiquement plus dangereux que les autres jours (accidents, catastrophes, etc.).

En clair, notre cerveau adore chercher des signes, des coïncidences et des « preuves » que la superstition est vraie, même quand les chiffres ne vont pas dans ce sens.

5. Malheur pour certains… chance pour d’autres

Fait intéressant : en France, le vendredi 13 est aussi vu comme un jour de chance par beaucoup de gens :

  • Les jeux de hasard (type loterie) enregistrent souvent plus de joueurs ces jours-là, parce qu’on associe le vendredi 13 à « tenter sa chance ».
  • Selon des sondages, une partie des Européens considèrent vendredi 13 comme un porte-bonheur, d’autres comme un porte-malheur, et beaucoup… comme un jour normal.

Autrement dit, la réputation de « jour maudit » n’est pas universelle : elle dépend de la culture, de la religion, de l’éducation et de ce qu’on a entendu enfant.

6. Et aujourd’hui, en 2026 ?

Le vendredi 13 reste un sujet très populaire dans :

  • Les films d’horreur et les séries (qui entretiennent l’image du jour maudit).
  • Les réseaux sociaux et forums, où l’on partage anecdotes, « coups de chance » ou « poisse totale » liés à cette date.
  • Les articles de vulgarisation historique ou scientifique qui, à chaque nouveau vendredi 13, reviennent sur les origines de la superstition.

On est donc entre héritage religieux, folklore médiéval, marketing de la peur et divertissement moderne. En résumé (TL;DR) :
On dit que le vendredi 13 porte malheur parce qu’il combine deux éléments longtemps perçus comme négatifs en Occident : le nombre 13, associé au désordre et à la trahison, et le vendredi, lié à la crucifixion et à d’autres récits religieux malheureux. Mais aucune preuve ne montre que cette date soit réellement plus dangereuse qu’une autre : tout se joue surtout dans nos croyances, notre mémoire sélective et la façon dont la culture populaire entretient le mythe.

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