c'est quoi l'ultra gauche

L’« ultra gauche » désigne, en France, un courant politique situé au-delà de l’extrême gauche classique, associé à des positions très radicales et parfois à des formes d’action considérées comme violentes ou illégales.
Définition de base
- Au sens strict, l’ultra gauche est un courant politique qui regroupe des mouvements et groupes à la gauche de l’extrême gauche sur l’échiquier politique.
- Les dictionnaires français la définissent comme un « courant extrême de la gauche », souvent lié à des mouvements communistes révolutionnaires ou anticapitalistes qui rejettent les cadres institutionnels (élections, partis classiques, syndicats traditionnels, etc.).
- Le terme est surtout utilisé dans le débat médiatique et politique, plus rarement par les groupes eux‑mêmes, qui se définissent plutôt comme anarchistes, autonomes, communistes libertaires, etc.
Comment les dictionnaires la décrivent
Les grandes références de langue française donnent des nuances proches :
- CNRTL / dictionnaires historiques : « ensemble des mouvements et partis de la gauche la plus extrémiste ».
- Larousse : courant autonome, distinct de l’extrême gauche, refusant les règles institutionnelles et pouvant recourir à des modes d’action violents.
- Dictionnaires de langue générale : courant extrême de la gauche regroupant des mouvements révolutionnaires ou anticapitalistes.
Autrement dit, l’ultra gauche est à la gauche de l’extrême gauche, avec une rupture plus nette vis‑à‑vis des institutions et du jeu politico‑électoral.
Idées et pratiques souvent associées
On parle d’ultra gauche (ou d’ultragauche) pour désigner des groupes ou tendances qui, typiquement :
- Rejettent le parlementarisme (pas de confiance dans les élections, les partis, la représentation).
- Défendent un anticapitalisme radical : critique intégrale de l’État, de la propriété privée, du salariat, des institutions répressives (police, armée, prisons).
- Privilégient des formes d’action directes : occupations, sabotages matériels, affrontements avec la police en manifestations, actions de type « black bloc ».
- Se méfient des grandes organisations de gauche traditionnelles (partis, grands syndicats) jugées réformistes ou intégrées au système.
Tous les groupes classés comme « ultra gauche » ne sont pas violents, mais le terme est souvent associé dans les médias à des actions illégales ou spectaculaires, notamment lors de mobilisations sociales (mouvements contre la réforme des retraites, ZAD, manifestations altermondialistes, etc.).
Un terme aussi polémique que descriptif
Le mot « ultra gauche » est très souvent un étiquetage posé par l’extérieur :
- Les autorités (ministère de l’Intérieur, parquet antiterroriste) et certains médias l’emploient pour désigner des groupes jugés particulièrement dangereux ou violents, par exemple dans des affaires de sabotage ou de « terrorisme » d’ultra gauche.
- Des journalistes et historiens (comme Christophe Bourseiller) en ont fait une catégorie d’analyse historique pour parler de courants issus du communisme de conseils, de l’ultra‑gauche révolutionnaire des années 1960‑1970, etc.
À l’inverse, une partie de la gauche critique considère que le terme « ultra gauche » sert parfois à dramatiser et criminaliser des pratiques de contestation radicale (cortèges de tête, zadistes, militants autonomes), sans que ces groupes se reconnaissent eux‑mêmes dans cette étiquette.
Pourquoi on en parle autant aujourd’hui ?
Depuis quelques années, le mot revient régulièrement dans l’actualité française :
- Lors de procès pour « association de malfaiteurs terroriste » où certains mis en cause sont présentés comme appartenant à la mouvance d’ultra gauche.
- Après des actes de sabotage (par exemple contre des infrastructures ferroviaires) ou des dégradations en marge de mouvements sociaux, rapidement attribués, dans certains discours, à l’ultra gauche.
- Dans les débats sur le maintien de l’ordre, les « black blocs » et la radicalisation d’une partie de la contestation sociale et écologiste.
En résumé, quand tu vois passer « c’est l’ultra gauche » dans les médias, cela désigne généralement un ensemble assez flou de groupes très radicalement anticapitalistes, hostiles aux institutions, parfois impliqués dans des actions directes voire violentes, et que le pouvoir politique utilise comme figure de menace intérieure.
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